L’hallucinant parti
Une épistémologie de la schizophrénie.
Les joies piquantes
Profession : ramasseur de galles tamponneur de sang.
Dans les sociétés primitives, je serais celui que l’on sacrifie.
À mon lecteur : consens-tu à ce que je te poignarde durant ta lecture ?
Carnet d’internement
Automne 2007
*
Joie.
Exaltation de joie.
Pincement du canard en plastique
Et effroi fugitif du diagnostic
Cric Crac plancher du noire pirate
Nicaragua et sable le constate
Pour des images passées comme couteau
Comme couteau castration qui crocs.
Comme cri qu’on couve de crime
De palpitation, de souffle sans rime…
Sans rime…
*
Ricanements étirés de lourde peur
Comme le cheval qui galope la Joie.
Je m’endormais sur un soleil de peau
Joie de l’âge sous-terrain
Où les jours communs
S’enlace sur un baiser
Et où l’amour du sourire
S’endort éternellement
*
Crounche crache Bouche couche
Pocket with cash Bush mouche
Sacre moustache Masque imac
Cercueil de hash flaque score pack
Millé film, mille et milles; Télévision
Route ridées au alerte chauve de poussière noire
Sursault d’une corde bleu d’espoir
Et sommet du jour maussage qui m’étincelle
Mon rouge-gorge s’endort
Adieu cieux cynique.
*
Paix noire qui m’apostrophe dans la rue
Emprunt de liberté d’une douche froidement survenu
Sans vie, meurtri, comme un écusson de guerre
Qui dans le tombeau d’un placard, s’univers vers…
Ta tristesse du rideau fermé du dernier rêve
Et il ne me reste plus qu’une carrière d’adam et ève
Qu’on achète en ferrari fruité et en ventre de caviar
Comme le naïf soleil d’automne qui oublie que l’hiver le dévore
Mais pacte du ciseau dans l’œil bigaré de surprise
Messieurs et Mesdames la brique à prise
Un coup de griffe aux nœuds de chair
Sur l’estomac du carré plaisir de feré
Salaud perd, pas prête
Pète patte, crack lac
*
Les épaves ombrageuses au fond de mon être
Cœur navire déserteur, ô triste oasis
Famélique ossement d’une pluie chagrin
Et corps tiède d’un chagrin au arbre parapluie
Bouteille-brique oublié qui me boulimise
Boule à mythe, angoisse creuse, croque-mort; Banquise
Penguins qui cicatrisent ses pas dans mes entrailles
Mélancolie d’automne qui me mitraille.
Amour de jeunesse, amour de jeunesse…
Fantômes noirs aux flammes d’hier, au flamme d’hier…
Le temps qui s’en va dans un nuage de poussière
Et peur et peur qui me lance une boite de conserve
Crève-cœur, crève-cœur, d’un saugrenu suicide dans ma cave
Des histoires bizarres. Que des histoires bizarres.
Cycle de rêve pauvre qui châtie bien au réveil
Éponge pressée, pressée de se torde soi-même
Comme une vieille âme qui détritus mes sens
Profond comme la haine du jour ancien; langue de serpent
Et fête gaillarde ou main dans l’autre ou les sourires monologues
Longuement beau longuement triste nos rires se croisèrent
Visages étoilées de romance sinistrement agréable
Amour du vent qui s’éféminise ô magie blanche
Jérémie au foulard rouge, gène écarlate
Comme claquer d’une gifle tragiquement crispée
Noir, le corbeau m’harcèle, noir les corbeaux m’harcèlent
Gorgée de lumière et voilà mon cœur fusain s’énerve
Califourchon mon canon attend les yeux, crève!
Sève du jardin, sève du paradis…miel
Défricher la lumière à travers la lueur
Et nouvelle plaque bande de soleil
M’énerve, m’énerve, m’énerve, cœur de bière
Mon marécage vogue en des canaux gluants
Dégluti, tyrannique, musique, masque d’alcoolique
Dis-moi, ô lune, si le rouge te va à ravir ?
*
Mon âme hoquetait à travers ma peau fragile
J’admirais le deuxième clignement de cil
Et sur la beauté exotique de l’Afrique
Une jungle dramatique aux animaux fantastiques
Fantasmagorie d’un lit chaud et paisible
Dans une ouverture labyrinthe indestructible
Cage de soie et pieds liane d’amour épanoui
Paradis de fleurs jailli et musique de nuit
Féérique palais qui me grimaçait
Comme bidonné par visage excentrique
Perles, émeraudes et histoire d’une paix
Qui contemplait la magie symphoniquement sympathiques
*
Margueritte dans la brise chaude
Qui galope en mon être intérieur.
Crêpe brûlante du matin brumeux
Partie de cartes, voyage de pêche avec mes amis.
Quoi de plus bleu qu’un ciel immobile
Aux grands nuages regards. Trempette
Dans le lac tiède comme une caresse d’amour
Paradisiaque, fantasmagoriquement rare, mais,
Mais trop belle. Ou bien, ce grand miracle,
Celui de se promener avec gaieté dans
Les parcs magnifiques où les feuilles chiffonnées
Forment une orgie de splendeur sur le sol.
Trucs, paris, Grèce, Belgique, critique, littérature
*
Tristesse, fagots, boules de nerfs entassées qui gigote.
Couper, cristal chauve craquelant sur mes bras
Comme le crocodile mordillant les nerfs, choléra.
*
Dans saucisse de sang bleu et
Dans saucisse de sang valsante et vigourante
Se joue les paroles des paparazzis plante
Bande décadente, suffocante et attente
Ventre, centre, nombril lisse, qui mente?
*
Par un noir soir d’octobre gonflée de gaucherie
Le nez d’un chien chinois flaire le chicot de sa mie
Ô douleur, ô appat, creuse en ta mine de charbon
Le temps t’attend au bout de la ligne; moribond…
La type de problème n’est pas relatif
Brise mouchoir, brise dents, amour maladif
Décevoir pour mieux décomprendre la réalité
Étouffé de foi, phalanges égratignes.
*
Sous-sol et grimace d’ennui en gorge creuse
Et hochet hoquetant la tristesse dupeuse
Crocs d’un visage étourdi de dégoût, dégoût !
Prison de murs haineuse autour et au trou, au trou!
Funesterie du diable tortureux d’automne
Couleur écarlate estomaquant ma noire âme
Le tonnerre éclipse le soleil aujourd’hui
Labyrinthe à chauve-souris qui cramponnent
Les murs aux verres éclatant de douleur questionne
Petit clébards morveux pétrifie d’avoir peur
La corpulente surprotection, la Joie meurt.
Voguant sur la mer bleu bavarde de malaise
Pirouettant sur le calme plat d’une falaise
La couleuvre se chagrine dans les feuilles
Et le glas sonne suicide qui se surveille
L’Alphabet d’octobre bleu magie écrite
D’une grande fessée d’un démon à l’œil mérite
Comme le déchirement d’un cœur chiffonné
Par les étrangers de travail costumé
Fatigue, fatigue, fatigue, encloîtrer
Animaux burlesquement cafardeux de Tuer
Le regard d’un enfant qui facilement amour
Et qui s’ouvre l’esprit après les veines sourd
*
Une folie profonde d’un navire refroidi
De mot, de sens, de voix, La voie de l’horizon démenti
Tristesse d’un sommeil désolé d’hier
Et hier la crainte fœtus reproduit le cimetière.
Fêtes juponnes qui redonne à celui qui a faim
L’esprit est chaud de joie et de main en main
L’alcool danse dans la lumière cristallisée
D’amitié interminablement internée
Oublie de décrocher, délire cahoteux
Cercle sous-marins éclairée de souffle heureux
More, more and more, la mort m’a mordu de mots
Mime mollement pierreuse, d’allusion sot!
Masque verdâtre qui grimpe au parois
Silence noir, fantôme, crapaud, mélancolia
Souffle orange d’une magie blanche
Et amis rigolant d’un passé sans vie, sans branche.
Bourgeons quand reviendrez-vous du froid?
Mirage, océan qui m’envole en faux roi
Pillage d’une poche brune et oasis gris
D’une vie accompli aux cordes cassées, fini
Souffrance, douleur, cave, grenier, malheur
Soir dépressif à triste jour au cou couleur
Pacotille, à répétition annoncée
Merci à personne qui marque la santé
*
Visage sourire qui s’affiche et m’imprime
La lueur d’une respiration m’anti déprime
Courage face, courage qui trace
Et empiffrer de mal qui sans cesse me détrace
Misère qui s’écroule sur ma montagne
Pluie, tempête, orage, déluge qui me regagne
Tête fracassée d’ennui noir et sourd à la fois
Comme épuisé d’une vérité éponge, la foi
Cicatrice d’un nid de couteau obscur
Aux lames tachetées de sang, Mon mur
Détaché, curieux, incessant, ongles manège
Je virevolte dans une journée de neige
Pouvoir et gloire qui souhaite jouissance
Et main tremblante qui se débilite de sens
Mourir, souffrir. S’enrichir de vie incessante
Et plume blanche dont j’oublie le mot décadence
L’ambition de voir quelqu’un le regarder l’horrifie
La force de comprendre l’étourdie dans un cri
Le manteau de cuir troué et les lunettes
Plusieurs mois avec le sens en alerte
Reste, reste, reste, reste, reste, dépression…
Rêve, rêve, rêve, rêve, rêve, lampion? Se sentir.
*
Mon âme caverne de désolation noirâtre
S’afflige, coup de fouet par le triste théâtre
Acteur ou spectateur, le tapis rouge sans fin
Le temps; piquet sur le roc, et ignoble matin
Hiéroglyphe mystérieux cœur très très chanceux
La mine d’eau contient tout d’abord de l’argent
Futile, facile missile, la peine, eux!
Machine au marteaux gris qui s’endort en mentant
Marmite de douleur, sorcières en éclat brun.
Crispé par un cou à corde mariage, est un?
Ma pivotation extravagante m’enlaidi
Comme le pavé noir d’adolescence fini…
Masqué de souffle absurde et million grand
Grand comme le passé rafting trop assomant
Sans compter le circulaire circulaire
Qui routine la main de plusieurs gens, avant.
Boum, Bing, Bang, Bombe en Espagne qui s’acharne
Pour déremplir mon visage de tristesse canoë
Tristesse qui navigue en pli et ride
Comme le navire de 5 heures qui ne gambade plus.
*
Triste comme une épave de puanterie
Au fond de l’eau, au fond de mes os, l’infini
*
Rouge Gorge
13 octobre 2007
Vilain corbeau chaotique grignotant mes jours
Comme la fosse commune des oubliés
La sombre cruauté d’une sueur glacée
Mélopée de mon âme criant aux vautours
« Évadez-vous de ce monde glauque et gothique »
Le lugubre sable mouvant se noie de douleur
M’enfonce à couteaux souvenirs tranchant mon cœur
Comme la mort aux parfums de larmes tragiques
Les cadavres d’émotions que j’ai en moi
Cimetières colorés de noir et d’effroi
Me creuse, me tricote, me poignarde dans la chair
Le temps passe, jours circulaires, soif de la mer…
Assoiffés d’un soleil couchant qui m’émerveille
Asséché d’un synonyme de moi-même
Cercueil bariolé de Joie et vide-bouteille
Mes cicatrices de rouge-gorge, blasphème…
*
Navire paisible
Bleu d’espoir, le ciel nous contemple
Comme un navire d’après-guerre
Le soulagement sans misère
La cloque sonne près du temple
Mon cœur s’initie aux sanglots
Tristesse du moment présent
Qui chaque jour s’envole
Vers le paradis aux planchers
De braise et de feu qui s’immole
Tandis que le lendemain puant
S’écorche avec son sort
Épines, échardes pris dedans
La peau trop propre, corridor
Dans la dramaturgie grinçante
Les portes rouillées pathétique
Et les fenêtres de photos
Danse dans la nuit léthargique
Infinissable cil d’un magot
Et miroir Jupiter dit beau
Aujourd’hui et puis maintenant
Journée de lueur près de l’île
Amour qui m’emporte de Joie
Amis aux grands festins de roi
Et liquide coulant des cils
Nous nous marierons en blanc
Car ton cœur est Jolie navire
Et mon âme, lui, est océan
*
Joie éphémère comme un vol d’oiseaux d’Automne
L’ignoble rendez-vous du soir monotone
Dans un ravin de corbeaux et de fourmis
Je disparais d’ennui et je cherche ma mie
Toujours seul, je dérive vers la mort obscure
Pris en prison noir ma douleur me manucure
Mon ombre dialogue avec mon souffle froid
La terrifiante nuit m’étrangle sans voix
La lumière d’extraterrestre me dévisage
Les étoiles ricanent de moi et de ma cage
Déambule le dé hasard du destin
Je coule dans l’eau, la fin, la fin.
*
Comme mon enclume creuse dans mon visage horrifié
L’absurde du monde vagabondeur m’anime
Et mon image s’avance dans le reste du monde.
Nez de pacotille qui placote avec la plotte
Qui galope d’un soir gluant de temps
Militant. Ce soir enrhumé au regard étrange.
Castration du croupier. Comme la mort du valcifiant mortel qui danse en claquant
Ces pieds dérythmés.
*
Noir tristesse qui me lapide de remords
Je suis un fruit pourri par le soleil du soir
L’encens chinoise m’harcèle et me ravie
Barrière rose qui retient mes pleurs infinies
Mon cœur pressé comme un vieux linge mouillé
Tordu de sens à substance regret d’été
Le courage de surmonter la montagne
Mais la lueur provient-elle d’Allemagne, Allemagne…
Ma carcasse allongé de larmes douloureuses
M’éteins comme une étoile défilante, malheureuse
Je sommeil sur un radeau de vagues chauves
Sans nom, sans but, étourdi de souffrance morose
Tornade de destruction d’une bouche ravin
Cerveaux de son âme grise et pluie de demain
La solitude m’asperge de souffrance
Et le chemin donne au désert décadence
Ma carcasse s’effiloche en boule pour chat
Douceur d’un vent vinaigre qui vient et va
*
Le soir m’accueille de remords ténèbres
Comme la porte de l’enfer funèbre
Mon cœur est un bateau de battement
Aux sombres canons, il est ressemblant
Je suis la plage au soir noir fini
Des cadavres dorment autour sans bruit
Mon sort me détruit d’invention chimère
Mon meurtre me fait taire, que faire, que faire?
Triste boule grise chagrinant mon regard
Qui chavire dans un néant de destruction
Élevé vers la douleur bleu de soir Sibérie
Froide grève qui m’attrape en oiseaux
Fleurs bourgognes qui me bougonnent
Longtemps très longtemps dans l’abime obscur
Mes longues jambes frisonnes du jour ancien
Et le reste me reste au bout des lèvres
Glacé, Glacé! Ravage tempête intrinsèque
Tout sec dans le nénuphar iceberg.
*
Brise d’automne et feuilles qui me flagellent
La crispation étrange du soir m’ensorcèle
Je suis une potion magique qui lit
Les angoisses et la souffrance d’aujourd’hui.
Les sorcières aux verrues fragiles m’observent
Quoi dire, face à de terribles sons qui m’énervent
Je n’ai que mes mains et mon sac vert fantôme
Pour démolir le gloussement d’une sans atome
Pluie, corbeaux dans la pluie, mélancolie
Qui m’irrite de larmes souvenirs sans vie
J’aime la joie, j’aime la vie, mais, toujours mais
Mon cœur sépulcre me suicide de mais
Je déserte tout cela, je m’enfuis comme ça
J’ai le visage masqué plaie crachat
Éparpillé de passé plus gribouilleur toujours
Comme si le sens éteignait le sens faubourg
Contre toute attente le papier du président
Appauvri la face cachée et s’écroule nos dents
[…]
Les longues branches me frétille
D’une morne tristesse rose
Et ma cicatrice névrose
Est une écorce, pacotille
Mes bras racines cimetières
Mes sanglots de rage sans rouge
Ignoble flagellation rouge…
Les fripés feuilles, pauvres nerfs!
*
Arrêter de vivre inutilement
À quoi ça sert de se rappeler des choses inutiles ?
À quoi ça sert de rappeler des choses inexistantes ?
Là ce n’est pas là.
C’est autre chose qui est pareil.
J’AI PERDU MON TEMPS.
*
Love and pain in my symbolic spirit
See your similar severity close
My door is a transform mind machine
Tragedy of the lords and power of love
Garden of pain on my black hope
My singular depressive idea
*
Machine, boulon et bric à brac de toute sorte
[…]
Diagonale papier froissé et plein d’eau
L’encre dans un seau
Et je rêve des rayons d’avril
Où je pourrais faire des éventails avec tes cils